2010 - 11 - 12 septembre : 4ème édition du Festival Zinc de Livres, Vendôme (41). - 1 -2 - 3 octobre : Festival Un aller retour dans le Noir de Pau. - 5 octobre - 7 décembre : Atelier d’écriture en six séances à la médiathèque Traitt d’Union de Pau (64). - 7 - 9 octobre : 2ème festival des Littératures policières de Toulouse Polars du Sud. - 16 - 17 octobre : Festival Frissons à Bordères (64) - octobre : Parution en Italie de Modus Operandi aux éditions Zero91. - 19 - 20 - 21 novembre : 14ème édition du festival Noir sur la ville de Lamballe (Côtes d’Armor). - 26-28 novembre : Salon du livre de Pau (64). - 2011 - janvier : Parution de ZONE EST aux éditions Fleuve Noir.
On the road…
31 août 2010Big brother et logiques marketing
30 juillet 2010A signaler pour les plus acharnés, un texte passionnant de Meryem Marzouki publié dans la revue Mouvements sur la logique sécuritaire prônée depuis une quinzaine d’années en parallèle, en parallèle de ce qu’elle nomme une logique du management des populations, et qu’on pourrait tout aussi bien appeler dispositif marketing. Ou, comme l’écrivain David Peace dans GB 84 à propos de la répression thatcherienne des années 80, une forme de totalitarisme en haut de forme. M. Manson dit à peu de choses près la même chose quand il dit que le marketing ne vit que de la peur et que la peur fait vendre. Ni plus ni moins qu’un projet de société.
Roman de la rentrée
29 juillet 2010
Gros gros coup de coeur pour Le fleuve des dieux de Ian McDonald, traduit par Gilles Goullet et à paraître en septembre aux éditions Denoël, dans la collection Lunes d’Encre de Gilles Dumay que j’ai eu la chance d’avoir entre les mains au début de l’été.

Tous les Hindous vous le diront, pour se débarrasser de ses péchés, il suffit de se laver dans les eaux du Gangâ, dans la cité de Vârânacî. Et, en cette année 2047, les péchés ce n’est pas ce qui manque : un corps aux ovaires prélevés glisse doucement sur les eaux du fleuve ; des intelligences artificielles se rebellent et causent de tels dégâts qu’une unité de police a été spécialement créée pour les excommunier. Gangâ, le fleuve des Dieux, dont les eaux n’ont jamais été aussi basses, se rue vers un gouffre… conceptuel, technologique, évolutionnaire – ou peut-être tout cela à la fois.
A travers le kaléidoscope de neuf destins individuels interconnectés, Ian McDonald dresse le portrait d’une Inde future, mais aussi d’une Terre future, où tout n’est que vertige. Souvent considéré outre-Atlantique et outre-Manche comme le roman de science-fiction le plus important des quinze dernières années, Le Fleuve des dieux a reçu le British Science fiction Award et a été finaliste du prestigieux Prix Hugo.
(images : 1) couverture édition originale ; 2) couverture édition française)
Appel du 18 septembre
17 juillet 2010
L’Appel du 18 Septembre a été lancé à l’initiative de nombreuses associations, syndicats, artistes et citoyens, choqués par le sort réservé aux sans papiers en France. Un concert à Paris Bercy est organisé le 18 septembre prochain pour exprimer une forme solidarité et dénoncer en même temps une politique honteuse et scandaleuse. Une pétition est en ligne ici. Parmi les signataires, on retrouve notamment Dominique A, Ariane Ascaride, Josiane Balasko, Cali, Marie N’diaye, Eric Orsenna, Keren Ann, Jacques Higelin, Soan, Emily Loizeau, Sinsemilia, Didier Porte, Romain Duris, Dan Franck, IAM, ainsi que des milliers d’autres citoyens, pour la plupart anonymes. Certains et d’autres manifestent, organisent des conférences ou participent à des cercles de silence, parrainent des familles, résistent au quotidien ou tout cela à la fois. A celles et ceux qui s’interrogeraient sur l’opportunité d’évoquer l’appel du 18 septembre sur ce blog, je propose de lire l’excellent Résurgences d’Ayerdhal qui résume très bien la situation quand il écrit sur ce qu’il appelle les vingt millions de transparents. Pace salute.
Nihilistes de droite ?!!
14 juillet 2010A signaler, dans un hors-série de Marianne ce mois-ci, un dossier concocté par Alexis Brocas sur le polar comme explorateur des failles sociales contemporaines.
L’Autre histoire
26 mai 2010
Une odeur de café plane dans l’air. Des relents d’urine et de désinfectant. Les amphétamines décuplent mes capacités sensorielles. Le geste d’une infirmière à l’autre bout du couloir qui range un stylo dans la poche de sa blouse. Un robinet ouvert, une chasse d’eau tirée, les roulettes d’un charriot poussées sur le lino bouffé par la javel. L’impression d’être un oiseau de proie, perché au sommet d’une falaise, à l’affût du moindre mouvement animal.
Le canon du Beretta qui crache du feu. Bip-bip, bip-bip, le vacarme du moniteur, derrière la porte numéro 9. Mauvais rêve, réalité. La mare de sang qui s’étale sous le siège et la corde qui couine sous le poids du corps. Soulier, Fournier. Mauvais rêve, réalité. Sartis, Caül-Futy, Mangione, Pastres et les autres. La version officielle : les lâches et les fragiles contre le reste du monde. L’autre Histoire : celle de ceux qui meurent en silence sous les coups de boutoir des règles comptables et dont les cadavres nourrissent la version officielle. Mauvais rêve versus réalité.
Je ne tiendrai pas longtemps.
Chasser les fantômes, tenir la main aux morts-vivants, fuir les vivants.
Je me dirige vers la sortie. A l’accueil, l’infirmière de jour à pris le relai. Réalité. Je fouille la salle d’attente du regard. Le fantôme de Salima Yacoubi, son sac pressé contre sa poitrine, a disparu. Mauvais rêve.
(Source photo : ballet figure 2, par Seth Siro Anton).
Brèves d’entrailles
25 mai 2010Réjouissez-vous car ELLE remet ça. A faire circuler sans modération.
Théorie du complot
25 mai 2010« Ma thèse est que le complot constitue une caricature de l’action politique. On a toujours tendance à disqualifier l’idée de complot qui serait par essence paranoïaque. Or il y a bien un élément sérieux que la notion de caricature permet de mieux saisir. C’est ce que je disais en somme dans Le Sabbat. Je récusais l’idée d’un centre coordonateur unique, de même que je n’imaginais pas que tous les acteurs étaient de mauvaise foi : cela, c’est la caricature. Et je donnais au complot une définition plus souple : une série « d’actions délibérées et coordonnées destinées à orienter dans une direction prédéterminée une série de tensions déjà existantes ». C’est une définition qu’on aurait pu aussi utiliser pour l’Italie des années de plomb. »
Source : Entretien avec Carlo Ginzburg, « Les contraintes invisibles », 11 mai 2010, La vie des idées.















